24 juin 2012

Les malheurs de Sophie


Auteur: Comtesse de Ségur, Genre: Jeunesse, Pages: 188

Résumé: L'action se déroule dans un château de la campagne française du second empire où Sophie habite avec ses parents M. et Mme de Réan. Curieuse et aventureuse, elle commet bêtise sur bêtise avec la complicité critique de Paul, son cousin, qui est bon et tente de lui montrer le droit chemin. Elle a pour amies Camille et Madeleine de Fleurville, des petites filles modèles qu'elle peine à imiter.

Mon avis: Il est vrai que pour une fille qui dit qu'elle ne lit pas de littérature jeunesse, on ne pouvait pas trouver plus jeunesse: c'est un livre conseillé au 8-12 ans. :)
Mais mon enfance a été bercée par le dessin animé Les malheurs de Sophie, et je ne pouvais donc pas passer à côté de cette lecture. J'étais en effet très curieuse de connaître la véritable histoire des aventures de Sophie, qui reste légèrement différente des souvenirs que j'ai du dessin animé. En fait, le livre se découpe en plusieurs petites histoires, une par chapitre, et qui raconte les innombrables bêtises de Sophie.
Bon, bien sur, ce n'est pas de la grande littérature mais un livre pour enfants, donc l'écriture, l'histoire et les dialogues restent simples mais efficaces. En effet, plus je lisais plus je me disais qu'un jour je lirai ce livre à mes enfants. Même si certaines histoires sont assez tristes, plusieurs animaux meurent durant l'histoire, ça reste un livre tout mignon et plein de fantaisie. Il est le premier livre d'une trilogie et je pense que je finirai par lire la suite.

Ma note: 3/5

19 juin 2012

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

Auteur: Mathias Malzieu, Genre: Conte, Pages: 150

Résumé: " Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ? " Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m, " docteur en ombrologie ", soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et rêver malgré la douleur... Il le fera grandir.

Mon avis: C'est avec grand plaisir que je suis retournée dans l'univers de Mathias Malzieu ! :)
Une histoire à mon avis très proche de l'autobiographie, mais racontée avec toujours autant de poésie et de légèreté. J'apprécie tout particulièrement ses comparaisons parfois un peu décalées, mais toujours aussi perspicaces ! Cet auteur possède réellement une plume à lui qui nous transporte dans un univers à la fois magique et réel, simple et compliqué, noir et beau.
J'ai tout de même préféré La mécanique du cœur, premier livre de Malzieu, car cette histoire m'a donné l'impression d'être ... En quelque sorte une thérapie pour l'auteur qui a, comme son personnage, perdu sa maman. Perdre sa mère doit réellement être une souffrance terrible mais sentir autant le vécu dans un roman que j'ai voulu comme une détente m'a légèrement dérangé.
Mais je ne reste pas moins conquise !

Ma note: 3/5

En plus: Dionysos (groupe de musique de Mathias Malzieu) est passé au festival Garorock cette année 2012, le troisième jour. Je n'y suis malheureusement allée que les deux premiers jours ... Imaginez l'envergure de ma déception quand l'on m'a raconté que son concert avait été génial: il est apparu derrière le public, est allé jusqu'à la scène porté par la foule, a invité des gens à danser sur scène, ... Magique et hors du commun: un concert à son image. [ Rage ! x) ]

18 juin 2012

Au commencement il y avait Bob: Dieu a mal au crâne


Auteur: Meg Rosoff, Genre: Jeunesse, Pages: 360

Résumé: Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? La mère de Bob a gagné la Terre lors d’une partie de poker réunissant plusieurs dieux, mais ne voulant pas s’en occuper, elle l’a confiée à son fils qui créé le monde en à peine six jours par manque de motivation. Et puis il rencontre Lucy, une humaine, dont il tombe follement amoureux. Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…

Mon avis: Fiou ... Enfin terminé ! Qu'un livre me plaise ou non, j'essaie toujours de le lire jusqu'au bout pour avoir un avis réel et abouti sur l'histoire. Eh bien c'est avec une grande déception que je publie mon avis aujourd'hui sur Au commencement il y avait Bob. A la base, je n'aime pas vraiment les livres jeunesse, je suis surtout une fan des romans contemporains, dramatiques, philosophiques mais le concept de ce livre me plaisait bien: imaginer Dieu comme un adolescent inconscient et égocentrique, expliquer toutes les incohérences de notre monde comme les conséquences de son inexpérience et de ses amours ... Pourquoi pas ! L'idée était intéressante et pleine de potentielle.
Et pourtant ... Le livre est loin de m'avoir transporté: l'histoire était terriblement banale, avec des événements qui n'ont que très peu d'intérêt et qui s'enchaînent mal, tous les personnages étaient insipides et ne dégageaient pour moi aucune émotion. Ni sympathie, ni tristesse, ni colère. Pourtant Bob qui est un personnage soit-disant détestable m'a semblé trop surfait et incohérent pour qu'il suscite une quelconque émotion. Bien que ce soit un roman fantastique, il y avait vraiment une crédibilité zéro tout au long de l'histoire et la fin ... Un faux rebondissement qui amène une happy end plate et sans saveurs.
Non franchement ... J'ai voulu laissé une chance aux livres de type Jeunesse mais ce n'est décidément pas pour moi. C'est surement un avis assez dur mais je n'ai vraiment rien trouvé dans cette histoire qui pourrait rehausser mon jugement.

Ma note: 1/5 (j'accorde un point car l'idée de départ était tout de même bonne)


Mais si vous avez de bons romans jeunesse à me proposer, je suis toute ouïe ! :)
Peut-être ne suis-je pas tombée sur le bon roman jeunesse après tout ...

3 juin 2012

Des souris et des hommes


Auteur: John Steinbeck, Genre: Classique, Pages: 175

Résumé: Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
- Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.

Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
- Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh, j'vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait. Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
- Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m'laissera pas soigner les lapins.

Mon avis: Disons que pour un livre qui a obtenu le prix Nobel de 1962, je m'attendais à autre chose ... L'écriture est simple, les descriptions concises, l'histoire courte (on suit les personnages sur moins d'une semaine !). C'est l'histoire d'une amitié entre Lennie, un simple d'esprit, et Georges son "protecteur" si on peut dire. Les deux personnages rêvent de s'installer dans une petite ferme où ils n'auraient plus d'ordres de personne, où ils seraient réellement maîtres de leur vie; mais le destin en a décidé autrement. Il est peut-être question ici d'amour, des hommes, de leurs rêves, et de leurs désillusions à une époque où la vie en Amérique était difficile. Mais je reste quand même sur ma fin, je n'ai vraiment pas été transporté par ce roman. C'est dommage car je suis certaine qu'il y a énormément de choses à dire sur ce livre, et son auteur, mais je suis surement restée hermétique à tout ce dont il est question ici.
Petite déception donc. Mais je regarderai tout de même l'adaptation cinématographique de cette histoire, pour voir si elle me parle plus ! :)

Ma note: 2/5

L'avez-vous lu/vu ?

1 juin 2012

Amours en marge


Auteur: Yoko Ogawa, Genre: Contemporain, Pages: 190

Résumé: Une jeune femme se réveille en croyant entendre le chant d'une flûte ... Il n'y a pourtant que le silence que son mari a laissé derrière lui la veille en la quittant. Bientôt elle perçoit le moindre chuchotement comme un hurlement, le moindre choc comme comme un cataclysme; et elle s'égare dans l'assourdissant bruissement des réminiscences.
Pour un magazine de santé, elle accepte de décrire ses symptômes, s'efforçant de trouver les mots justes pour exprimer ce qu'elle ressent. Ses yeux s'arrêtent sur les mains du sténographe qui prend les notes ... Ses doigts d'une étrange beauté glissent sur le papier, transcrivant chaque énoncé en un mystérieux signe aux allures d'éternité.
Premier roman "long" de Yoko Ogawa, Amours en marge est paru au Japon en 1991. Il aborde d'une manière très sensuelle et poétique un thème majeur de l’œuvre de la romancière : la mémoire préservée, embaumée, immortalisée par une imperceptible trace qui capture le souvenir en même temps que la douleur qu'il a suscitée.

Mon avis: Alors, récapitulons. J'ai perçu ce livre comme l'histoire d'une fascination d'un être fragile, affaiblie par l'extra-sensibilité de son audition, pour les doigts d'un sténographe, des doigts qui lui ont apporté l'écoute que ses oreilles demandées. Un amour en marge ? On peut dire ça, car il s'agit surtout d'un amour impossible: la narratrice, dont on ignore le prénom, n'aime pas ce sténographe, mais ses mains qui soulagent ses peines et le néant qui l'habite depuis des années. Il est question ici de la magie du corps, de son pouvoir sur les émotions et les souvenirs.
Un livre plein de symboles, plein de poésie. Mais je dois avouer que malgré tout ça, je n'ai pas spécialement accroché. Il est certain que ce n'est pas un livre d'action, l'histoire reste très ... monotone dirais-je car le but de cette histoire reste avant tout dans la symbolique et l'expression des sens. La fin du livre m'a particulièrement plus car les quelques anecdotes racontées durant tout le roman prenne tout à coup du sens mais c'est arrivé bien trop tard pour moi. Disons que la fin a sauvé mon jugement, car sinon je pense que j'aurais mis une mauvaise critique. Je reste mitigée encore aujourd'hui, mais peut-être est-ce la culture japonaise qui m'échappe ? Ont-ils une vision différente des émotions et des sensations des hommes ? Je ne sais pas, mais les oreilles ne sont pas forcément pour moi le symbole même de l'expression des souvenirs.
Conclusion: Je suis contente de l'avoir lu. Il a su amener une ouverture sur mes représentations mais il ne m'a pas transporté pour autant.

Ma note: 3/5