30 juil. 2012

Le Petit Prince


Auteur: Antoine de Saint-Exupéry, Genre: Jeunesse & Philosophie, Pages: 105


Résumé: Lorsque son avion s'écrase dans le désert, notre narrateur n'a que quelques jours pour le réparer avant que ses réserves d'eau ne s'épuisent. C'est alors que survient ce petit bonhomme, le Petit Prince, sorti de nul part et qui lui dit: "S'il vous plaît ... Dessine-moi un mouton !"

Mon avis: Encore une fois, un culte que je n'avais encore jamais lu et que je me faisais un devoir de découvrir. C'est un petit conte qui raconte l'histoire d'un petit homme curieux et courageux, venu d'une autre planète et qui ne répond jamais aux questions. J'ai été vraiment touché par cette courte lecture et par ce personnage qu'est le Petit Prince: l'atmosphère qui se dégage de ce livre nous plonge dans une douce mélancolie qui donne envie de contempler les étoiles. De plus, mon édition était accompagné des esquisses de l'auteur, qui renforçait d'autant plus cette mélancolie. L'auteur ici montre la stupidité du monde des adultes perdus dans leurs chiffres et leur ignorance. Tout ça vu par les yeux de cet enfant, c'est une réelle réussite ! Merci pour ce doux moment Monsieur de Saint-Exupéry. :)

Ma note: 4.5/5

Citations: "Les hommes ? [...] on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gène beaucoup."
"Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux."





Et ça ? Qu'est-ce que c'est ? :)

28 juil. 2012

La ballade de l'impossible


Auteur: Haruki Murakami, Genre: Contemporain & Drame, Pages: 446

Résumé: Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles: Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l'aime aussi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît...

Mon avis: Cela faisait bien longtemps que je voulais lire Murakami, et que ce roman s'impatientait dans ma Pile à Lire. Mais avant de me lancer dans cette petite brique de 450 pages, j'avais commencé par lire une petite nouvelle de cet auteur tant reconnu au Japon et en Occident: Sommeil, l'histoire d'une femme n'arrivant pas à dormir pendant dix-sept nuits (pour faire rapide). J'avais aimé l'écriture, les pensées vraiment profondes et les références culturelles de Murakami et m'étais donc lancée sans trop d'inquiétude dans La ballade de l'impossible. Et quel merveilleux voyage !
On suit le chemin semé d'embûches de Watanabe, personnage mystérieux et solitaire, de Naoko, jeune fille naïve et brisée, de Reïko, femme courageuse et réfléchie, de Nagasawa, imperturbable et égoïste, et tant d'autres ! Des personnages extrêmement bien travaillés par l'auteur, qui essaie de s'en sortir dans un monde parfois cruel où la mort semble être à la fois la cause et la solution de bien des souffrances. J'ai tout bonnement adoré de me plonger dans les pensées de Watanabe qui essaie simplement de trouver un peu de stabilité à sa vie, et pourtant ça n'a pas été une lecture facile. En effet, c'est un drame. Dans ce monde aussi représentatif du notre, on se rend compte que les happy end n'existent pas et il m'ait régulièrement arrivé durant ma lecture d'être triste, dérangée et fatiguée de toute la souffrance que dégage ce roman: la recherche du bonheur est réellement une ballade de l'impossible. Je referme aujourd'hui cette histoire avec soulagement et admiration, et je ne manquerai pas de continuer ma découverte de cet auteur formidable. C'est un coup de cœur, et peut-être le début d'une histoire d'amour avec Haruki Murakami.

Ma note: 5/5


20 juil. 2012

Des cornichons au chocolat


Auteur: Philippe Labro, Genre: Contemporain, Pages: 251

Résumé: Stéphanie a 13 ans, un chat confident nommé Garfunkel, du culot, des problèmes - parmi lesquels ses mauvaises notes à la Ferme (le lycée) et la mésentente de ses parents - un goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat, une vision dérangeante sur les adultes et un style et une verve inimitables. Résumé trouvé sur Livraddict.

Mon avis: Il faut avant tout savoir que la parution de ce livre s'est faite sous le pseudonyme de Stéphanie, et non sous le vrai nom de l'auteur. Philippe Labro a souhaité gardé l'anonymat durant quelques années pour que tout le monde pense que cette histoire ait réellement été écrite par une fille, l'héroïne. Je peux d'or et déjà féliciter l'auteur car il a vraiment réussi à se mettre dans la tête d'une adolescente de 13 ans, pleine de questions, de problèmes, de changements. Je ne pense pas que tout le monde soit capable de faire ça et c'est un pari réussi car, même si l'expérience de l'adolescence est toujours différente pour les uns et les autres, j'ai tout de même réussi à me retrouver dans certains des conflits intérieurs que Stéphanie doit affronter.
Ce livre a déjà plus de 30 ans, alors c'était amusant de voir que les santiags étaient encore à la mode et que la pointe de la technologie c'était le walkman mais l'histoire en elle-même est indémodable. On se rend finalement compte que pour toutes les générations, les problèmes de l'adolescence restent les mêmes et que ce n'est que le processus normal de l'arrivée vers l'âge adulte: la rébellion, les conflits avec les parents qui amènent souvent un dégoût et une incompréhension du "monde des grands", les changements du corps, l'amour. C'est un livre à la fois simple et profond que je conseille à toutes les mamans qui ne comprennent pas, qui ont oublié ce qu'était l'adolescence, et à toutes les jeunes filles qui se sentent seules et perdues car finalement, c'est la même chose pour nous toutes ! :)
L'histoire en elle-même n'a rien d'extravagant, est heureusement car ça la rend plus authentique, plus proche de notre réalité. Mais je dois avouer qu'on ne devine à aucun moment la fin de l'histoire. Après tout, peut-on réellement donner une fin précise à l'adolescence ?

Ma note: 4/5

19 juil. 2012

Le magasin des suicides


Auteur: Jean Teulé, Genre: Contemporain, Pages: 157

Résumé: "Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !"
Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

Mon avis: En un mot ? Bof. Ça faisait très longtemps que j'avais envie de lire ce livre car l'histoire me semblait intéressante, intrigante et peu commune. De plus, le symbole d'un "magasin de la mort" menacé par la joie de vivre aurait réellement pu être garnie de messages, d'espoir et d'humour. Mais finalement ce n'est qu'une histoire plate et vraiment facile, écrite dans un style moyen voire vulgaire. Autant l'écriture un peu crue ne me dérange pas (notamment celle de Boris Vian ou de Frédéric Beigbeder), mais là c'était écrire mochement sans aucune raison et ça m'a dérangé. Je dois avouer que la fin m'a tout de même surprise mais pas suffisamment pour rehausser mon jugement.
Je m'attendais à du plus recherché et c'est une déception. M'enfin ...

Ma note: 2/5

-> J'ai l'impression d'être une extraterrestre ! Tout le monde semble avoir aimé ce livre ... oO

18 juil. 2012

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Auteur: Harper Lee, Genre: Drame, Pages: 447

Résumé: Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défenre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis -, a connu un tel succès. Mais comment est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C'est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.
Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.

Mon avis: Un petit bijou, vraiment. C'est même un coup de cœur !
L'auteur aborde un sujet difficile qu'est la ségrégation raciale entre Noirs et Blancs aux États-Unis dans les années 30, les inégalités et les préjugés très présents à cette époque-là. A travers le procès de cet homme noir, Harper Lee a magnifiquement réussi à symboliser ces troubles d'égalité face à la loi: car si "officiellement" tous les hommes naissent égaux, on se rend qu'à ce moment de l'histoire - et même encore aujourd'hui - ce n'est pas le cas. Mais dans ce livre est dénoncé bien plus que le racisme. Il est aussi question de l'influence que peuvent avoir les idées toutes faites sur la raison des gens, idées qui prennent des proportions malheureuses dans un petit village où tout le monde se connait et où chaque petite différence est sujette au commérage et à l'exclusion. A travers les yeux innocents d'une petite fille, on prend conscience de notre propre bêtise et de notre aveuglement.
La première partie du roman est en fait consacré à la vie de la jeune Jean Louise, surnommée Scout, qui montre à travers une multitude d'anecdotes de petite fille que sa vie, celle de sa famille, celle de ses voisins est dictée par une façon de penser qu'il ne faut surtout pas contredire si on ne veut pas être rejeté, traité de fou et sujet aux sarcasmes. C'est une grande prise de conscience sur nos représentations que l'auteur dénonce. Quand à la seconde partie, elle concerne le procès en lui-même, passage tout aussi intéressant, captivant, réflexif et qui m'a tenu en haleine tout le long.
C'est écrit dans un style simple et détaillé, le roman est parfaitement rythmé, sans longueurs et avec suffisamment de descriptions pour qu'on est le temps de se projeter dans l'histoire et de s'attacher aux personnages. Chapeau l'artiste !

Ma note: 5/5

Les Loups de Mercy Falls - tome 1 : Frisson


Auteur: Maggie Stiefvater, Genre: Jeunesse, Pages: 478

Résumé: Grace, 17 ans, vit dans une petite ville du Minnesota, aux abords d’une forêt. A 11 ans, elle s’est faite attaquée par une horde de loups mais a survécu malgré les morsures, sauvée par un des loups de la bande. Les années ont passé, et un lien étrange s’est créé entre la jeune fille et ce loup, souvent présent autour de la maison, comme pour veiller sur elle. Lorsque Jack, un élève de son lycée, est retrouvé mort suite à une attaque identique à celle de Grace, la ville lance des chasseurs à travers la forêt. La plupart des loups parviennent à échapper aux balles, mais pas celui de Grace. Grace trouve alors devant chez elle un jeune homme blessé au regard étrangement familier...

Mon avis: Second essai pour une lecture jeunesse. Et c'est une réussite ! :)
C'est un livre destiné aux adolescents donc on nous parle dans un style simple, mais efficace. L'histoire nous plonge dans un univers fantastique, qui mélange donc réalité et magie, avec quelques touches de science-fiction (pour la fin du roman j'ai trouvé). Un amour entre deux personnes de monde différent, des personnages attachants et travaillés par l'auteur avec beaucoup d'authenticité: j'ai vraiment trouvé leur personnalité convaincante car aucun personnage n'est ni tout blanc, ni tout noir et c'était un réel plaisir car ce que je reproche souvent à ce style de roman c'est d'être accrocher à des clichés. Non vraiment, c'est une réelle bonne surprise. L'amour entre Grace et Sam est vraiment attachant et l'histoire est pleine de rebondissements et de surprises même si on devine certaines choses dès la lecture du résumé. Il m'a tout de même tenu en haleine jusqu'à la fin et il me tarde de lire la suite !
Bon, évidemment, tout n'est pas parfait ... J'aurais par exemple aimé que certains passages soient plus approfondis. Sans spoïler, j'ai trouvé que des événements étaient parfois racontés sans trop d'émotion, comme s'ils ne touchaient pas les personnages alors que le texte est écrit à la première personne du singulier et que c'était pourtant des événements primordiales et touchants ! Et ça m'a quand même déranger car parfois ça allait trop vite dans l'histoire: des descriptions manquaient et le style devenait trop simple.
Mais sinon, j'ai a-do-ré et ne me remets pas encore tout à fait de cette histoire qui m'a réconcilié avec la littérature jeunesse !

Ma note: 4/5